Open de la Mirabelle
Note : Plusieurs auteurs, il risque
donc d'avoir de la redondance. Difficile de couper les textes !
Si vous avez des commentaires ou des anecdotes, vous pouvez
envoyer votre prose à
fra1@470.org
L’open de la Mirabelle, vue de l’avant…
Découverte du site le jeudi après midi : après une route sans bouchons malgré le rouge affiché par bison futé (l’A4 n’est pas le chemin le plus emprunté par les parisiens en mal d’air frais, de verdure ou de grands espaces…), la base de la Madine offre un espace de calme et de détente, baigné de soleil, et balayé d’un léger vent d’est sec et chaud. Le club bénéficie d’un bel espace parking en herbe, bordé d’une plage de sable fin les pieds dans le lac. Les logements sont agréables et en bord de lac. De quoi passer un WE de détente et de calme… entrecoupé toutefois de quelques heures de navigation intense, régate oblige !
Ambiance et accueil sympathique (formalités d’inscription vite réglées), après un petit tour du parking où quelques équipages s’affairent: gréer, régler, deviser… d’autres rangent déjà après une navigation en short, de quoi motiver une sortie avant l’heure du dîner : la brise d’orient s’évanoui avec la chute du soleil, mais parait stable et assez bien répartie sur le plan d’eau – impression non confirmée par les journées suivantes… Voilà un WE bien engagé.
Vendredi matin, la météo est identique, et prévoit du vent d’est se renforçant légèrement et du soleil jusqu'à dimanche. Les organisateurs ont vraiment tout prévu ! Le parking se rempli de nouveaux arrivants et la flotte des 470 de tous âges fait nombre sur le parking. La ligne de départ est prête à l’heure et la flottille s’élance pour une première confrontation. L’équipage Gilles Chapelin et Frank Barthe enchaîne dans le bon timing les premières risées et bascules du bord de près et s’envole loin devant la flotte, profitant de quelques passages à niveau supplémentaires pour mettre un boulevard à leurs poursuivants. Beaux joueurs, ils attendront devant la ligne d’arrivée leurs poursuivants, avant de la franchir, mettant au frais quelques précieuses minutes pour les derniers concurrents, qui ont senti le boulet du « hors temps » siffler à leurs oreilles. Bravo !
Suivent derrière l’équipage lyonnais Jean louis Hospital et Loïc Plathier, talonné par Bernard Boime et Gilles Espinasse.
La seconde manche verra ces derniers prendre la première place, devant Gilles et Frank, toujours précédés du très adroits équipage Jean louis Hospital et Loïc Plathier, dans les brises légères. Egalité parfaite donc en fin de première journée entre les 2 équipages, partenaires d’entrainement du CVSQ ! Le pot de bienvenue en plein air permet lier connaissance avec les équipages des autres régions et d’échanger des réglages, ou de glaner quelques bons tuyaux (n’est-ce pas Carine!). Nous décidons de programmer une séance collective de réglage bateau avant la course du lendemain.
Samedi 9h30 : les voiles claquent, le vent annoncé est au rendez vous. Gilles Chapelin et moi-même décamètre et tensiomètre en main, faisons une séance sur le standard de réglage statique du gréement du 470. Beaucoup de questions, et des stylos à billes qui grattent tout ce qu’ils peuvent à la volée sur les cahiers de réglages. Certains reviendront plus tard pour s’assurer individuellement qu’ils ont bien compris! Tout le monde progresse, la lutte va être plus serrée sur l’eau…
4 manches vont être courues, entrecoupées d’une pose sandwich (fournie par l’organisation, belle logistique), pose appréciée car le vent est monté de deux crans, et équipages et parfois bateaux, souffrent. Il est vrai que les magnifiques remise en état de vieilles coques, si elles flattent l’œil, ne conduisent pas toujours à des structures très saines, qui peuvent même s’avérer à la limite dangereuses dans des conditions de vent un peu plus soutenue (et il n’y avait pas de vagues, juste un petit clapot un peu « cassant » certes). On a touché la limite dans certains cas, les points faibles étant les introductions d’effort du gréement sur la coque (haubans ou amure du foc). Avertissement donné donc aux réparateurs novices…
Le plus regrettable est le bris de ce qui devait être une des toutes dernières bôme en bois navigante (le mat bois à passé le test avec brio).
En tête des débats, nous prenons une petite avance sur nos camarades de club avec 2 petits points d’avance au général, en fin de journée. L’équipage Thomas Merlin et Frank Cannesson, par sa régularité aux avant postes, s’empare de la troisième place au général. Le vent rentre par risées très marquées sur le haut du plan d’eau. Suivant l’axe du parcours, la bouée au vent est à gauche ou à droite du port. De chaque côté, un espace dégagé permet au vent de s’écouler préférentiellement (à gauche, la digue qui ouvre un couloir entre le port et la forêt, à droite une baie plus profonde, d’où le vent accélère à la surface de l’eau –voir le spot de kitesurf à l’entrée de la baie). En observant la position de cette bouée au vent, il était possible de choisir le côté le plus avantageux (la droite pour ce samedi), l’opportunisme sur l’écoulement furtif des risées faisant le reste. Un autre écueil rendait la tactique plus pointue : les bancs d’algues nombreux et en plein milieux du parcours étaient autant de pièges supplémentaires dont il fallait se jouer (pire que les bananes sur Mario Kart !!!). Une anticipation futée permettait de slalomer entre les tâches sombres, en s’assurant que les adversaires s’enlisent avec bonheur et insouciance dans le marécage : une équation du triangle des Bermudes en pleine Loraine !!! Nous avons usé des remontées de dérive sur les bords de près, réglage peu académique s’il en est, mais très nécessaire et efficace s’il est réalisé avec rapidité. La peinture blanche sur les appendices était bien appréciée…
Un voyage en petit train conduit toute la joyeuse troupe de l’autre côté du lac pour un dîner au soleil couchant, avec barbecue au son de chants marins repris par les tablées enjouées. Encore une organisation sans bavures. Un foc et un taud sont tirés au sort, résultat du sponsoring amené par Alain Blanchard.
Dimanche matin ressemble à la veille. Quelques malchanceux d’hier repartent laissant les courageux attaquer dans une jolie brise toujours ensoleillée les 3 dernières manches. Quelles petites pointes frôlant les 20 nd permettent de jolis planning sous spi, et déclenchent quelques figures libres… Nous assurons une confortable avance dans la première manche du jour, et patientons à notre tour devant la ligne d’arrivée, car nous avions pris un tour d’avance sur quelques concurrents. Pas de hors temps, les courageux qui finissent la manche sont donc récompensés de leur constance dans l’effort. Une seconde place derrière Gilles et Frank dans la suivante nous assure la victoire, et l’affaire est donc entendue avant l’ultime manche. Thomas Merlin et Frank en profitent pour arracher sur la ligne le gain de la dernière manche, résultat mérité après leur parcours régulier du WE et un joli chassé croisé entre les 3 bateaux de tête dans le dernier bord de près.
La remise des prix permet de récompenser le premier équipage mixte, Marc Besson et Isabelle Jean, 6ème au général, le premier bateau « classic », Pascal et Régis Lemaire du YC Aubigny 13ème au général. Un trophée est également remis à la meilleure restauration, qui revient Jérome Faure et Emmanuel Dauphine du CN Drouais. Le plus jeune Thomas Guichet (13 ans) et le plus ancien Jacques Bardèche (respect!), ainsi que le club le plus repésenté (CN Ablon) ont également été récompensés.
Des lots de la ligue de Loraine et de l’AS 470 sont tirés au sort, et le trophée Voiles & Voiliers de l’AS 470 revient à Jean Luc Mirouf (heureux hasard, mais si je vous l’assure !), le dynamique promoteur de l’Open de la Mirabelle.
Une dernière collation au cidre de Mirabelle, nous fait regretter que ce merveilleux WE se termine déjà. Organisateurs, coureurs, accompagnateurs, tous sont heureux et détendus, signe d’un formidable moment passé ensemble à Madine. Merci à tous, et un grand coup de chapeau aux promoteurs et organisateurs de l’open .
On traîne un peu sur le parking pour profiter de la bienfaisante chaleur estivale, on salue des amis en souhaitant le revoir à la prochaine bonne occasion (la promo 470 de Villers, why not !) avant d’avaler les km de bitume surchauffé, retour obligé vers le home sweet home…
Promis, on reviendra, … surtout qu’il fait toujours plein soleil, et que le vent souffle ;)
Sail with you soon !
Bernard Boime (FRA 2519)
PS : je passe la plume pour un(e) courageux(se) qui va nous parler de la navigation au milieu du peloton !...
LES
QUATSEPT … BIENVENUS CHEZ LES NON CH’TIS !
Pour ce superbe week-end de
mai (du 9 au 11) , la ligue Lorraine et notre ami quatseptiste Jean-Luc Mirouf
avaient concocté une grande première : l’inter-ligues de la Mirabelle, à La
Madine, avec pour objectif d’en faire un événement national.
L’équipe Nord - Pas de
Calais avait organisé un déplacement en force, pas moins de 9 bateaux ch’tis
représentaient la région.
Difficile de retransmettre
tous les facteurs qui ont fait de cette première édition une success story :
charme du site, météo quasi parfaite, mais aussi une organisation au top, un jeu
parfaitement synchronisé entre les différents acteurs dont nous avons tous
profités, depuis l’efficacité des comités à terre et sur l’eau jusqu’à la
logistique. Et bien sûr le désormais légendaire fair-play de la série, les têtes
d’affiche se mettant « officiellement » à disposition des autres coureurs pour
expliquer et aider au réglage (le samedi de 9h30 à 10h15 !!!). Des champions
qui ont aussi montré sur l’eau l’esprit par lequel on fait gagner une série,
merci à eux.
Les lignes de départ larges
laissaient la place sans soucis aux 40 présents. Très peu de problèmes, pas
d’abordage significatif (à quarante sur la ligne ! ) des parcours de rêve …
j’arrête là , les absents ont compris qu’ils ont raté un truc.
Mais un bon ch’ti n’envisage
pas de jour sans gag … le premier à tirer est l’équipage Bouniol-Bridoux qui
installe son spi amure en haut … vite rejoint par Nollet-Toulemonde trouvant
leur nouveau bateau curieusement non manoeuvrant avant de constater que le
safran est lame en l’air. Tout commence donc normalement.
Deux manches sont courues le
vendredi par un petit médium sympathique, parfait pour prendre la mesure du plan
d’eau et constater qu’il y a des équipages bien rapides. Dès le début les
règles sont claires : le comité sur l’eau intervient en live et met à l’amende
l’éventuel contrevenant … correction immédiate exigée.
Quelques bateaux toutefois
ne démarrent la course que le second jour, dans des conditions de brise plus
difficiles. Le samedi (4 manches), tout le monde est donc plutôt sérieux et
attentionné pour cause de vent : 17 nœuds établis, jusque 20 nœuds avec un pic
à 22 ! ça secoue et ça mouille. On voit des coques et des dérives.
Le samedi arrive le plus
ch’ti des équipages belges : la célèbre coque bleue de Triskell 2 se repère de
loin ! Flipo père et fils démontrent une remarquable ténacité dans cette brise
soutenue. Antoine, du haut de ses 40 kilos mouillé s’accroche au trapèze et avec
juste ce qu’il faut de dérive et ça le fait.
Le samedi soir, lors du
barbec du club, c’est a nouveau Antoine Flipo qui étonne en empoignant
l’accordéon du barde local et assurant la scène … quel dynamisme !
Le dimanche (3 manches)
démarre presque peinard pour vite monter à nouveau en belle brise (17 nœuds).
Eprouvant et revigorant.
9 manches sont donc courues
au total, de l’ordre de 1h15 chacune, sur ce plan d’eau superbement étendu.
Les équipiers trapézistes
apprécient les manches de brise, quant au spi , c’est sans commentaire, ça
remue, ça secoue, ça pousse très fort, et on se fait quelques frayeurs.
On sera assez nombreux à y
renoncer plusieurs fois …
Le bilan du week-end : coups
de soleil pour tout le monde, pas de casse chez les ch’tis, de très belles
images pour s’endormir, la superbe 4 ième place de Nollet- Toulemonde, 4
équipages chtis dans les 10 premiers, se bagarrant entre eux, les bords
d’anthologie de Manu et Tanguy sous spi fluo, les remontées de Bouniol-Bridoux
et de Flipo-Flipo ( le Morin Triskell un bon moment en 9ième position
sur la manche 8 !) … que du bonheur.
Bref, on pense déjà à une
édition 2009 … objectif ambitieux : 80 bateaux ! Combien de Ch’tis ?
Pascal Lemaire FRA 2126
Les clubs Ch’tis sur la
ligne : Ardres, Aubigny, Condé,
Dunkerque (YC), Flandres(Palluel), Peronnes(B), Valenciennes.
BEAU
TEMPS, BEAU LAC ... A MADINE !!! Jeudi 08 : Dès le début de
l’après-midi, les équipages arrivent. Les bateaux sont gréés, bichonnées, les
derniers coups de tournevis sont donnés. La plupart d’entre eux iront goutés
l’eau (et non la Mirabelle) de Madine. Le soleil brille, une petite brise force
2 faiblissant souffle ce qui permettra de vérifier que tout est en place,
d’appréhender les caractéristiques du plan d’eau. Les premiers commentaires se
font déjà entendre : ça oscille et ça bascule. Les adonnantes sont présentes à
droite comme à gauche. Il va falloir choisir le bon côté pour sortir son étrave
du jeu. Pendant ce temps, toute l’organisation est là pour accueillir et faire
les inscriptions.
Isabelle Jean (FRA 2580) Article Paru dans l'Est
Républicain :
Vendredi 09 : Certains arrivent au petit matin. Les
inscriptions continuent de battre leur plein. 14.30 : premier départ. Force 2
faiblissant tout au long de l’après-midi. La première manche est remportée haut
la main par Gilles Chapelin et Franck Barthé. Ils décident même d’attendre
devant la ligne de départ que le second arrive pour permettre aux derniers de ne
pas être hors limite. Bravo pour votre fair-play Messieurs!! La seconde manche
est un peu plus serrée et l’équipage vainqueur est Bernard Boime et Gilles
Espinasse.
Le comité de course tente d’envoyer une 3ème
manche mais sous la pression des coureurs et le vent faible, il préfère nous
faire rentrer afin de pouvoir goûter à cette célèbre mirabelle.
Les bateaux sont bâchés et un apéritif bien fourni en
victuailles nous attend.
Samedi 10 : 9h30 : Gilles Chapelin et Bernard Boime, accompagnés de leurs équipiers, font un
petit briefing autour de leur bateau respectif afin d’expliquer les réglages de
base (prise de quête, réglage des barres de flèche …). Les questions fusent,
certains sont même venus accompagnés de papier et crayon pour prendre des notes.
Certains retardataires arrivent. Il vaut mieux tard que jamais
surtout que Eole et Helios nous accordent leur grâce en fournissant en abondance
du vent et du soleil.
10h30 : premier départ. Les équipages partent sans leurs
sandwiches. Et oui, il y aura une pause à midi à terre. Après deux manches
courues, les équipages rentrent à terre. Pause déjeuner tout en discutant des
réglages, des risées. Le vent forcit au fur et à mesure que la journée se
déroule jusqu’à environ 17 nœuds. Malheureusement dans ces conditions de petite
brise, des mâts tombent. Il y avait même un beau Morin avec un mât et une bôme
en bois. L’équipage composé de personnes de plus de 80 kg a eu la malheureuse
idée de sauter sur la bôme au moment d’un dessalage : AIE AIE AIE pour la
pauvre bôme !!! Au chapitre des malheurs, un des bateaux d’Ablon a vu son mât
tombé à cause de bois pourri au niveau de la fixation de l’étai à l’avant : le
bateau ressemble plutôt à un crocodile la bouche grande ouverte
Quatre manches sont courues avec de belles oscillations à
la bouée au vent et à l’arrivée ce qui a valu de belles batailles. Les jambes et
les bras sont un peu fatigués.
Dimanche 11 : Allez, courage c’est le dernier jour de
régate. L’enjeu du matin est deviné combien de manches seront courues : tous les
pronostics sont de mise. Finalement, le comité de course lancera trois manches à
suivre. Les conditions sont les mêmes que samedi. Jusqu’à présent, toutes les
manches ont été gagnées par Boime/Espinasse ou Chapelin/Barthé avec un avantage
au premier cité. Dans le dernier bord, Boime/Espinasse contrôlera le second
ainsi Thomas Merlin et Franck Cannesson en profiteront pour remporter la
dernière manche.
Quel beau week-end !!! Tout le monde en repartira ravi et
avec l’envi de revenir l’année prochaine. Merci à Jean-Luc et la ligue de
Lorraine pour cette organisation sans faille. Cela va être dur de faire l’an
prochain.
Une anecdote : savez-vous ce qu’ait une
« bessonade » ? Pas la peine de chercher dans un quelconque dictionnaire de la
langue française, il y a de fortes chances que vous ne trouviez aucune
définition. Avant toute chose, son auteur en revendique l’invention et son
utilisation.
Une « bessonnade » est une idée furtive qui passe dans la
tête de votre barreur et qu’il s’empresse d’exécuter sans en avertir l’équipier
(bien naturellement). Le premier effet est de surprendre l’équipier. Le second
est d’essayer de réagir à temps pour ne pas aller se baigner. Le troisième est
soit un peu de natation soit un grand OUF de soulagement.
Un exemple de « bessonade » est d’empanner puis pendant que
l’équipier est à l’avant pour s’occuper du tangon, le barreur se met à lofer
pour aller attaquer le bateau précédent. En plus, pour corser la difficulté, il
y a plus de 15 nœuds de vent. En général, c’est manœuvre est appeler un départ
au lof.
Il faut
lire "franciliens" à la place de "picards" et "vainqueur de la master cup" à la
place de "champion du monde".